Un artisan peut subir des appels commerciaux sur sa ligne professionnelle et prospecter lui-même des particuliers. Ces deux situations ne relèvent pas exactement des mêmes règles. Les évolutions législatives du démarchage téléphonique imposent donc une distinction essentielle : qui appelle, qui reçoit l’appel et pour quelle raison ?
La loi française passe progressivement d’une logique d’opposition à une logique d’autorisation. Le tournant intervient le 11 août 2026, avec l’exigence d’un consentement préalable du consommateur. Pour une petite entreprise, cette évolution transforme surtout trois habitudes : constituer ses fichiers, justifier ses relances et organiser son accueil.
En bref
- Avant le 11 août 2026, Bloctel organise principalement l’opposition au démarchage des particuliers.
- À compter du 11 août 2026, l’accord préalable devient le principe pour appeler commercialement un consommateur.
- Les horaires d’appel, les plafonds de sollicitations et les interdictions sectorielles restent des contrôles distincts.
- La prospection entre professionnels ne devient pas automatiquement soumise au même régime que les appels aux particuliers.
- Une entreprise doit pouvoir démontrer sa conformité, même lorsqu’elle confie ses campagnes à un prestataire.
De Bloctel aux restrictions d’appel : comment la loi française s’est renforcée
Imaginez Claire, dirigeante d’une entreprise de plomberie. Son téléphone sert aux urgences, aux fournisseurs et aux nouveaux clients. Lorsqu’un vendeur interrompt un dépannage, le problème dépasse la simple gêne : un appel utile peut rester sans réponse.
La première réponse législative a consisté à permettre aux consommateurs de manifester leur refus. La loi n° 2014-344 du 17 mars 2014, relative à la consommation, a posé les bases du dispositif devenu Bloctel. Le service a ouvert en 2016.
Bloctel : une opposition au démarchage, pas un filtre téléphonique
Bloctel est une liste d’opposition : l’inscription exprime le refus d’un particulier de recevoir certaines sollicitations commerciales. Elle ne bloque pas techniquement les communications. Cette différence explique pourquoi un téléphone peut continuer à sonner malgré une inscription régulière.
- Le consommateur inscrit son numéro pour exercer son opposition au démarchage.
- Le professionnel doit respecter cette opposition dans les conditions prévues par le code de la consommation.
- Un appel reçu malgré l’inscription doit être examiné selon son objet et les exceptions applicables.
Pour Claire, cette distinction change le diagnostic. Son inscription personnelle ne protège pas automatiquement tous les usages professionnels de sa ligne. Les retours concernant l’efficacité de Bloctel doivent donc être lus en distinguant protection juridique et blocage matériel.
À retenir : un dispositif d’opposition crée une obligation pour le démarcheur. Il ne constitue pas un barrage physique contre les entreprises qui ignorent cette obligation.
Lorsqu’un accueil reste interrompu malgré les démarches engagées, une organisation complémentaire devient utile. Vous pouvez examiner cette solution de gestion des appels entrants pour qualifier les demandes avant leur transfert, selon votre configuration.
La loi de 2020 et l’encadrement des horaires d’appel
La loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 a renforcé l’encadrement des pratiques commerciales téléphoniques. Elle a notamment durci les sanctions et interdit la prospection dans la rénovation énergétique. Le législateur ne s’est donc pas contenté d’améliorer une liste d’opposition.
Le décret n° 2022-1313 du 13 octobre 2022, applicable depuis le 1er mars 2023, a ensuite encadré les créneaux et la fréquence. Dans le cadre général, les appels sont autorisés du lundi au vendredi, de 10 h à 13 h et de 14 h à 20 h.
| Étape législative | Logique de protection | Conséquence pratique |
|---|---|---|
| Création de Bloctel | Exprimer un refus | Contrôler les fichiers avant une campagne |
| Renforcement de 2020 | Limiter les pratiques et certains secteurs | Vérifier l’objet commercial de l’appel |
| Encadrement applicable en 2023 | Réduire les interruptions répétées | Paramétrer les créneaux et les relances |
Les samedis, dimanches et jours fériés sont exclus des créneaux ordinaires. Le plafond est de 4 appels sur 30 jours envers un même consommateur. Ces règles sont présentées dans les consignes du ministère de l’Économie destinées aux professionnels.
Claire doit ainsi additionner les tentatives de ses collaborateurs et de ses sous-traitants. Répartir une campagne entre plusieurs équipes ne transforme pas chaque équipe en compteur indépendant. Une règle de fréquence n’est utile que si tous les intervenants partagent l’historique.
Votre accueil subit ces interruptions ? Demandez une démonstration de l’agent vocal AirAgent pour examiner la qualification et le transfert des appels, sans confondre filtrage et protection légale.
Le changement décisif suivant ne concerne plus seulement le moment d’appeler : il concerne le droit même de commencer la conversation commerciale.

Le 11 août 2026 : du refus enregistré au consentement préalable
Claire souhaite maintenant contacter des particuliers ayant téléchargé son guide d’entretien sanitaire. Jusqu’ici, elle vérifiait surtout les oppositions applicables. Après la réforme, une nouvelle question commande toute la campagne : ces personnes ont-elles réellement accepté un appel commercial de son entreprise ?
La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 modifie l’article L223-1 du code de la consommation. À compter du 11 août 2026, la prospection téléphonique auprès des consommateurs repose sur leur accord préalable. Le silence ne donne aucune autorisation.
La fin de Bloctel change la responsabilité du professionnel
Le régime passe de l’opt-out, fondé sur une opposition à exprimer, à l’opt-in, fondé sur une autorisation préalable. La concession Bloctel prend fin à cette date. Une liste d’opposition générale perd son objet lorsque l’absence d’accord interdit déjà la sollicitation.
Cette transition est détaillée dans les informations de Service Public sur les nouvelles règles. Pour comprendre l’ancien dispositif, consultez aussi les explications sur Bloctel et sa fin programmée.
| Question | Avant le changement | À partir du 11 août 2026 |
|---|---|---|
| Quel contrôle principal ? | Vérifier l’opposition et les restrictions applicables | Vérifier un accord préalable valable, sauf exception légale |
| Que signifie l’absence de refus ? | Elle ne dispense pas des autres obligations | Elle ne constitue pas une autorisation |
| Quel rôle pour Bloctel ? | Liste d’opposition des consommateurs | Fin du dispositif |
Une ancienne fiche client ne devient donc pas une permission permanente. Un téléchargement, une visite en magasin ou une carte de visite ne prouvent pas automatiquement l’acceptation d’une démarche commerciale téléphonique. Il faut examiner ce qui a réellement été proposé et accepté.
- Moins d’appels sortants autorisés peut conduire à mieux valoriser les demandes spontanées.
- Pour organiser leur réception, découvrez AirAgent pour votre accueil téléphonique, notamment pour les rendez-vous et les transferts utiles.
Un accord valable doit être compréhensible et révocable
Le consentement univoque désigne un choix dont le sens ne laisse aucun doute. Il doit aussi être libre, spécifique et éclairé. Concrètement, votre interlocuteur doit comprendre quelle entreprise appellera, pour quelle finalité, et pouvoir refuser sans subir de pression.
Dans l’exemple de Claire, une case distincte peut proposer un rappel commercial concernant une prestation identifiée. Une formule noyée dans des conditions générales ne fournit pas la même clarté. L’entreprise doit conserver la version exacte présentée au prospect.
Attention : l’autorisation est révocable à tout moment et vaut un an au maximum. Son retrait doit interrompre les prochaines sollicitations concernées, même si une campagne était déjà programmée.
La preuve incombe au professionnel et doit être conservée au moins 3 ans. Les modalités de recueil, de conservation et de retrait relèvent du décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026. Une simple mention « accord obtenu » ne décrit pas les circonstances du choix.
- Conservez la date, le canal et le contenu de la demande d’autorisation.
- Reliez la réponse à la personne et au numéro concernés.
- Enregistrez l’échéance ainsi que tout retrait ultérieur.
Pour une petite structure, un registre bien tenu vaut mieux qu’une accumulation de fichiers contradictoires. Le vendeur doit retrouver rapidement la preuve avant d’appeler, pas seulement après une réclamation.
Essai sur votre parcours de rappel : testez dès maintenant les fonctions d’accueil pendant 7 jours gratuits, sans considérer cet outil comme un registre juridique des consentements.
L’autorisation ouvre une possibilité de contact ; elle ne neutralise ni les restrictions sectorielles ni les autres conditions de la prospection.
Consommateurs, professionnels et contrats en cours : identifier le bon régime
Le téléphone de Claire reçoit aussi une proposition de logiciel de devis. Cette sollicitation concerne directement son activité artisanale. À l’inverse, une offre d’assurance personnelle reçue sur ce même appareil peut relever de la consommation.
Le statut du destinataire ne se déduit donc pas du seul numéro composé. L’article liminaire du code de la consommation définit le consommateur selon la finalité étrangère à son activité professionnelle. Une personne indépendante peut agir comme professionnelle ou comme particulière suivant l’achat envisagé.
La prospection entre entreprises n’est pas automatiquement soumise à l’opt-in B2C
Le renforcement de l’article L223-1 vise les consommateurs. Présenter la réforme comme une interdiction générale identique pour tous les appels entre entreprises serait trompeur. La prospection professionnelle reste néanmoins encadrée, notamment lorsqu’elle utilise des données personnelles.
Selon les principes rappelés par la CNIL, les coordonnées professionnelles ne sont pas librement exploitables dans n’importe quel contexte. La pertinence de la sollicitation, l’information de la personne et l’exercice de son opposition doivent être examinés.
| Situation de Claire | Qualification à examiner | Réflexe opérationnel |
|---|---|---|
| Proposer un dépannage domestique à un particulier | Prospection auprès d’un consommateur | Contrôler l’accord préalable après la réforme |
| Présenter un logiciel métier à une entreprise | Prospection professionnelle | Vérifier pertinence, information et opposition |
| Confirmer une intervention déjà commandée | Exécution du contrat | Limiter l’échange à cette intervention |
Pourquoi cette distinction protège-t-elle votre activité ? Elle évite deux erreurs coûteuses : arrêter inutilement toute prospection professionnelle ou traiter chaque entrepreneur comme une cible sans droits. Votre fichier doit décrire le contexte commercial, pas seulement une catégorie générale.
Qualifier les demandes avant de transférer un appel
Lorsqu’une même ligne reçoit clients, fournisseurs et propositions commerciales, la qualification évite des transferts inutiles. Voyez comment cet agent vocal pour TPE peut recueillir le motif annoncé avant de solliciter votre équipe.
Le contrat en cours ne justifie pas toutes les offres
L’exception liée au contrat en cours autorise un appel qui se rapporte directement à ce contrat, selon l’article L223-1. Elle ne constitue pas une permission générale de vendre un nouveau produit. L’existence d’une relation passée ne suffit pas davantage.
Claire peut appeler un client pour organiser l’intervention déjà commandée. Elle ne doit pas transformer automatiquement cette confirmation en campagne pour une prestation indépendante. Le script d’accueil doit permettre de séparer le service attendu de la proposition commerciale.
- Commande à exécuter : confirmer les modalités nécessaires à la prestation.
- Ancien client sans contrat actif : ne pas présumer une exception permanente.
- Nouvelle offre : vérifier séparément les conditions permettant sa présentation téléphonique.
La protection des consommateurs comprend aussi des interdictions sectorielles. La rénovation énergétique, l’adaptation du logement à la perte d’autonomie et le compte personnel de formation font l’objet d’une interdiction du démarchage. Un fichier présenté comme « consenti » ne doit pas conduire à ignorer ces textes particuliers.
Les références comprennent l’article L223-1 du code de la consommation et l’article L6323-8-1 du code du travail pour le CPF. Avant de lancer une offre proche de ces domaines, vérifiez sa qualification exacte. Le nom commercial choisi ne change pas la nature du service.
Conseil : classez chaque campagne par destinataire, objet et fondement autorisant le contact. Cette fiche simple aide votre équipe à distinguer une relance légitime d’une sollicitation interdite.
| Besoin d’accueil | Action à envisager |
|---|---|
| Séparer les demandes clients des propositions commerciales | Comparez avec votre standard actuel les fonctions de qualification et de transfert proposées par AirAgent. |
La conformité commence par la qualification de l’appel, avant même la rédaction du discours commercial.
Mettre une TPE-PME en conformité sans créer une usine administrative
Claire dispose d’un tableur, d’un agenda partagé et d’un prestataire chargé de certaines relances. Son risque principal n’est pas l’absence d’un logiciel sophistiqué. C’est l’écart entre trois versions d’une même information : l’accord, l’échéance et le refus.
Une mise en conformité efficace part du parcours réel des coordonnées. Où le numéro a-t-il été recueilli ? Qui le transmet, qui l’utilise et qui peut interrompre les appels ? Chaque réponse doit correspondre à une responsabilité clairement attribuée.
Auditer les fichiers avant de programmer les campagnes
Commencez par isoler les contacts dont l’origine est inconnue. Un vendeur de fichiers ne transfère pas automatiquement une autorisation exploitable par votre entreprise. Exigez les éléments permettant d’établir le périmètre du choix initial et sa validité.
- Inventoriez les sources : formulaires, salons, achats de fichiers et demandes spontanées.
- Classez les destinataires : particuliers, professionnels et situations à clarifier.
- Contrôlez les justificatifs : texte accepté, date, identité concernée et durée applicable.
- Écartez les contacts inutilisables : absence de preuve, échéance dépassée ou retrait enregistré.
- Testez la circulation des refus : vérifiez leur prise en compte chez chaque intervenant.
Le RGPD, notamment ses articles 5, 6, 13 et 21, encadre parallèlement les traitements. Il impose notamment une finalité définie, une base juridique, une information appropriée et le respect du droit d’opposition. La réglementation téléphonique ne remplace pas ces obligations.
Pour Claire, le contrôle le plus révélateur consiste à retirer un contact fictif d’une campagne test. Si le prestataire continue de le sélectionner, la procédure ne fonctionne pas. Un document signé ne compense pas une suppression qui n’arrive jamais jusqu’au fichier d’appel.
- Mesurez les interruptions réellement subies à l’accueil.
- Examinez ensuite la démo AirAgent pour évaluer une autre organisation des demandes entrantes.
Former l’accueil et les commerciaux à des décisions simples
L’article L221-16 du code de la consommation impose au professionnel d’annoncer son identité et la nature commerciale de l’appel. Votre présentation doit rester compréhensible immédiatement. Une formule ambiguë destinée à prolonger la conversation fragilise la confiance dès les premières secondes.
Préparez des réponses courtes aux situations fréquentes : personne déjà opposée, contrat terminé, demande d’explication ou erreur de destinataire. Le collaborateur doit savoir arrêter l’échange et enregistrer le bon motif. L’objectif n’est pas de transformer chaque salarié en juriste.
- Un responsable valide les campagnes avant leur ouverture.
- Un interlocuteur centralise les retraits et les réclamations.
- Le prestataire reçoit des consignes écrites et des fichiers actualisés.
- Des contrôles portent sur les appels réellement passés, pas seulement sur les scripts.
Bon à savoir : automatiser une relance ne la rend pas licite. Les rappels programmés et les agents vocaux doivent être intégrés aux mêmes contrôles d’autorisation, de finalité et de fréquence.
Vous pouvez également attirer des demandes spontanées grâce à des contenus utiles, au référencement local et aux recommandations clients. Une demande de devis facilite la relation, mais ne donne pas carte blanche pour des offres ultérieures sans rapport. Chaque canal conserve ses propres règles.
Les outils d’accueil répondent à un autre besoin : recevoir correctement une demande déjà entrante. AirAgent annonce une disponibilité 24 h/24 et 7 j/7, la prise de rendez-vous et des transferts intelligents. Ces fonctions doivent être configurées selon votre activité.
Pour une ligne ouverte hors de vos horaires : envisagez de faire décrocher un agent vocal à votre place, puis vérifiez les conditions de traitement et de conservation des échanges.
Une organisation légère devient robuste lorsque chaque information décisive reste identique, du formulaire initial au dernier appel.
Sanctions financières et signalements : réagir avec des preuves exploitables
Un particulier signale à Claire une sollicitation qu’il affirme avoir refusée. La bonne réaction n’est ni de contester immédiatement ni de supprimer précipitamment toutes les traces. Il faut interrompre les relances concernées et reconstituer les faits.
L’entreprise doit retrouver l’origine du numéro, le contenu présenté lors du recueil et les tentatives effectuées. Elle doit également vérifier l’intervention éventuelle d’un prestataire. Cette démarche protège la personne appelée et permet de corriger le processus défaillant.
Ce que les sanctions du démarchage téléphonique peuvent coûter
Le code de la consommation prévoit des sanctions financières pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique. Le plafond atteint 375 000 € pour une personne morale, notamment dans le cadre de l’article L242-16. Ces montants ne doivent pas être présentés automatiquement comme un tarif par appel.
La nullité du contrat signifie que le contrat conclu irrégulièrement peut être privé de ses effets juridiques. L’article L223-1 prévoit cette conséquence pour les contrats conclus en violation des règles concernées. Le risque ne se limite donc pas à une amende administrative.
- Risque financier : sanction administrative selon les manquements constatés.
- Risque contractuel : remise en cause du contrat irrégulièrement obtenu.
- Risque opérationnel : campagne suspendue, réclamations et temps consacré aux réponses.
Pour une petite structure, retrouver rapidement une preuve réduit le temps de traitement d’une réclamation. Cela ne garantit pas l’absence de sanction. En revanche, une réponse documentée permet de distinguer un appel autorisé d’une pratique réellement défaillante.
Avant d’ajouter un outil d’accueil, chiffrez vos interruptions et vos besoins. L’offre Starter est annoncée à 89 €/mois : découvrir l’offre permet d’examiner son adéquation, sans présumer une économie garantie.
Quel service saisir lorsqu’un appel devient abusif ?
Pour un particulier, la première étape consiste à conserver les éléments utiles : date, heure, numéro affiché et entreprise annoncée. Notez aussi l’objet de la proposition et le refus exprimé. Un journal factuel aide davantage qu’une simple succession de numéros bloqués.
| Situation rencontrée | Interlocuteur adapté | Éléments utiles |
|---|---|---|
| Appel ou SMS frauduleux | 33700 | Numéro et contenu de la sollicitation |
| Démarchage commercial abusif | SignalConso et DGCCRF | Entreprise, dates et description des faits |
| Utilisation contestée des coordonnées | CNIL | Demandes adressées à l’organisme et réponses reçues |
Le 33700 relève du signalement des appels et messages frauduleux. SignalConso permet de porter un problème de consommation à la connaissance des services compétents. La CNIL intervient sur les traitements de données et les droits associés.
Le guide de signalement au 33700 et sur SignalConso aide à orienter la démarche. Pour réduire les interruptions parallèlement, les méthodes de filtrage des appels commerciaux apportent une réponse technique complémentaire.
Attention : le numéro affiché ne constitue pas une preuve absolue de l’identité de l’appelant. Une usurpation reste possible. Décrivez ce que vous avez observé sans attribuer automatiquement les faits au titulaire apparent de la ligne.
Claire peut appliquer la même discipline à son accueil : distinguer la qualification d’une demande et l’accusation de fraude. Un appel mal identifié doit être traité prudemment. Le filtrage réduit certaines interruptions, mais ne remplace ni l’enquête ni le signalement approprié.
Pour cette organisation quotidienne, vous pouvez laisser l’IA qualifier vos appels entrants selon des consignes précises, en gardant une voie de transfert vers une personne.
Une trace factuelle, un destinataire adapté et une action proportionnée rendent votre démarche plus utile qu’un blocage isolé.
Quand le consentement préalable devient-il obligatoire pour le démarchage téléphonique ?
À compter du 11 août 2026, la prospection téléphonique auprès des consommateurs nécessite un accord préalable, sauf exception légale applicable. La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 modifie l’article L223-1 du code de la consommation.
Faut-il encore s’inscrire sur Bloctel après le changement de régime ?
Bloctel disparaît le 11 août 2026. Le consommateur n’a alors plus à inscrire son numéro pour bénéficier du principe d’interdiction des appels commerciaux non consentis. Les appels irréguliers peuvent toujours être signalés.
Un professionnel peut-il appeler librement ses anciens clients ?
Non. L’exception concerne un contrat en cours et un appel directement lié à ce contrat. Une ancienne relation commerciale ne donne pas une autorisation permanente de présenter de nouvelles offres.
La réforme interdit-elle également toute prospection entre entreprises ?
Non. Le régime de consentement préalable du code de la consommation vise les consommateurs. La prospection professionnelle reste toutefois soumise aux règles applicables aux données personnelles, à l’information des personnes et à leur opposition.
Un dispositif de filtrage suffit-il pour être en conformité ?
Non. Le filtrage organise les appels entrants, mais ne prouve pas l’autorisation d’une campagne sortante. L’entreprise doit vérifier séparément les consentements, les restrictions sectorielles, les horaires, la fréquence et le respect des retraits.